Instauré en 1995, le Prêt à taux zéro (PTZ) a depuis fait l'objet de plusieurs adaptations : élargissement en 2005 vers l'ancien, doublement du montant accordé en 2009... La dernière évolution, annoncée en septembre 2010, est appellée "PTZ plus".
Elle est effective depuis le 1er janvier 2011 et constitue en fait la somme de trois dispositifs existants : le prêt à taux classique donc, mais aussi le Pass-Foncier et le Crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt. Ce regroupement permet au gouvernement de proposer un nouvel outil "simplifié" et "lisible".
Concrètement, le principe du nouveau PTZ reste le même que son prédécesseur : l'octroi par les banques d'un prêt gratuit destiné à financer en partie un achat immobilier (transformation d'un local, acquisition d'un bien immobilier neuf et ancien, acquisition d'un terrain en vue d'une construction...). Seules les résidences principales sont concernées et aucune condition de ressources n'est exigée.
La différence entre le nouveau PTZ 2011 et l'ancien réside dans le fait que les nouvelles dispositions prendront mieux en compte "les spécificités de chaque territoire et les besoins réels des foyers", selon le ministère de l'écologie, de l'énergie, du Développement durable et de la Mer.
Il est à noter que le PTZ+ prendra fin au 31 décembre 2014.
lundi 31 janvier 2011
La réduction d’impôt Scellier en 2011 : où en est-on ?
On sait qu’au même titre que huit autres avantages fiscaux appliqués aux investissements immobiliers, la réduction d’impôt au titre des investissements locatifs réalisés dans le cadre du dispositif Scellier fait l’objet elle aussi du fameux "coup de rabot" de 10 %.
Cette mesure de réduction de 10 % sur certaines niches fiscales, issue de la loi de finances pour 2011 (art. 105), ne produit pas d’effet rétroactif : elle s’applique à compter de l’imposition des revenus de 2011 et pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2011.
Ainsi, pour un investissement Scellier réalisé en 2010 (acte authentique signé), le contribuable bénéficiera du taux de 25 % prévu initialement même si le logement ne lui est livré, pour être loué, qu’en 2011.
Le taux de réduction d’impôt Scellier fixé à 25 % pour les investissements réalisés en 2009 et 2010, devait en principe être ramené à 15 % pour ceux réalisés en 2011, à l’exception des logements BBC pour lesquels le taux de réduction devait être maintenu à 25 %. Pour les investissements réalisés en 2011, du fait du coup de rabot, ces montants sont portés respectivement à 13 % pour les logements non BBC et à 22 % pour ceux répondant aux normes BBC(1).
Des mesures transitoires :
Loi de finances pour 2011 et loi de finances rectificative pour 2010 aménagent des dispositions transitoires pour ne pas porter atteinte aux engagements d’investissement en cours au moment de la promulgation de la loi de finances pour 2011.
- le taux de 25 % applicable aux logements non BBC acquis en principe jusqu’au 31 décembre 2010 est maintenu pour les logements pour lesquels un contrat de réservation a été signé et enregistré devant notaire ou au service des impôts au plus tard le 31 décembre 2010 et pour lesquels l’acte authentique de vente est signé au plus tard le 31 janvier 2011. En revanche, dans ce cas particulier, si l’acquisition a porté sur un logement BBC, la majoration de 10 % ne s’applique pas ;
- les taux de 15 % (logements non BBC) ou de 25 % (logements BBC) applicables aux investissements réalisés en 2011 sont maintenus, sans être rabotés de 10 %, lorsque le contrat de réservation a été signé et enregistré devant notaire ou au service des impôts au plus tard le 31 décembre 2010 et que l’acte authentique est signé au plus tard le 30 mars 2011.
En revanche, pour un contrat de réservation enregistré comme indiqué ci-avant au plus tard le 31 décembre 2010 et pour lequel l’acte authentique est constaté à partir du 31 mars 2011, les taux réduits de 10 % s’appliquent, soit 13 % pour un logement non BBC et 22 % pour un logement BBC.
En visant les seuls contrats de réservation, le législateur semble avoir voulu limiter l’avantage de ces mesures transitoires aux seuls logements acquis neufs dans le cadre d’une vente d’immeuble à construire… Souhaitons qu’une instruction fiscale nous éclaire rapidement sur la réalité de cette volonté !
Source : FNAIM
(1) La réduction de 10 % s’applique en multipliant le taux de réduction par 0,9. Le résultat est ensuite arrondi à l’unité inférieure. Ainsi 15 % x 0,9 = 13,5 % arrondi à 13 %.
jeudi 27 janvier 2011
Les plus-values immobilières désormais taxées à 31,3 %
Mauvaise nouvelle pour les multipropriétaires : la loi de Finances pour 2011 a instauré de nouvelles hausses des taxes sur les-plus values immobilières. Ceux qui sont seulement propriétaires de leur résidence principale et ne détiennent ni résidence secondaire ni investissement locatif peuvent être rassurés : ils sont toujours exonérés sur la plus-value réalisée lors de la vente de leur bien immobilier. Pour les autres (bailleur qui décide de vendre un logement loué par exemple), depuis le 1er janvier, les plus-values immobilières sont désormais taxées à hauteur de 31,3 %.
Source Infosimmo.
Source Infosimmo.
Meilleurtaux.com confirme la hausse des taux de prêt immobilier
Le courtier Meilleurtaux.com observe une hausse des taux de prêt immobilier en janvier qui fait suite à celle de décembre. La hausse de janvier de 0,2 point touche toutes les durées d’emprunt. Toutefois les taux restent malgré tout très bas et devraient inciter les emprunteurs à l’achat, surtout pour les primo-accédants qui bénéficient dès janvier 2011 du nouveau prêt à taux zéro plus et ce sans conditions de ressources.
Source : infosimmo.com
Source : infosimmo.com
mercredi 26 janvier 2011
Affichage du classement énergétique dans les annonces immobilières: quelles responsabilités?
A partir du 1er janvier 2011, les étiquettes DPE feront leur apparition dans les petites annonces immobilières. Un amendement oblige tous les futurs bailleurs et vendeurs d’un bien immobilier à informer de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre produits par leur bien. Pour cela l’affichage des deux étiquettes d’énergies évaluant le bien sur une échelle allant de A à G, est désormais obligatoire dans toutes les annonces immobilière (professionnels et particuliers).
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